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Mieux connaître la méningite La Méningite | La méningite est une inflammation des membranes (méninges) qui entourent le cerveau et la moelle épinière.
Des clefs pour comprendre Les germes en cause proviennent d'un foyer infectieux de l'organisme (rhume, otite...) ou bien d'une propagation de personne à personne par la toux, les éternuements... Chez les enfants, la méningite se manifeste par des maux de tête, des vomissements, une raideur de la nuque, des douleurs articulaires. Autres symptômes : une grande sensibilité à la lumière, l'apparition de tâches rouges sur la peau, une fièvre dépassant généralement 38,5° C, une confusion ou une somnolence. Le tableau clinique est moins évocateur chez le nourrisson. Un accès brutal de fièvre, un manque de tonicité musculaire éventuellement accompagné de vomissements ou une fontanelle bombée et tendue doit alerter les parents.
La méningite a une image catastrophique. Pour autant, selon les germes en cause, elle n'a pas le même caractère de gravité. Les méningites virales sont fréquentes et le plus souvent bénignes. Les méningites bactériennes sont plus rares mais graves. La méningite à méningocoque comporte un risque vital, notamment par septicémie (infection généralisée), malgré une prise en charge thérapeutique rapide. La méningite à pneumocoque engage aussi le pronostic vital : 10 % de mortalité, 30 % de séquelles. Ces deux méningites représentent chacune environ 200 cas par an en France. Face à la majorité des méningites bactériennes, le pronostic dépend d'un diagnostic et d'un traitement précoces.
La conduite à tenir Devant toute suspicion de méningite chez l'enfant et toute fièvre ou comportement inexpliqué chez le nourrisson, n'hésitez pas à vous rendre à l'hôpital. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien par ponction lombaire permettra de poser le diagnostic. Les méningites bactériennes donneront lieu à des prescriptions d'antibiotiques et à une surveillance étroite, souvent en milieu hospitalier. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire et, en fonction du germe en cause, une antibiothérapie sera prescrite en prévention aux personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec votre enfant. En ce qui concerne les méningites virales, le traitement s'attachera à calmer les symptômes. |
|  L'infection Pneumoccocique | Il existe plus de 90 types de bactéries pneumoccociques (pneumocoques); toutefois, la plupart des maladies graves ne sont dues qu'à un petit nombre de ceux-ci.
Bien des gens en sont porteurs (dans la gorge ou le nez) sans que cette bactérie cause de maladie. Si la bactérie surmonte les défenses naturelles d'une personne, elle peut entraîner l'apparition de diverses maladies. La plus grave d'entre elles est la méningite, une inflammation de l'enveloppe entourant le cerveau et la moelle épinière. La méningite à pneumocoque est mortelle dans un pourcentage pouvant aller jusqu'à 26 p. cent des cas. Chez les personnes qui s'en rétablissent, elle peut laisser des séquelles permanentes, notamment des lésions au cerveau et une perte de l'audition. Parmi les autres maladies causée, mentionnons la septicémie (infection du sang), la pneumonie (infection du poumon) et l'otite moyenne (infection de l'oreille moyenne).
L'infection pneumococcique est traitée par des antibiotiques, par exemple la pénicilline et les céphalosporines. Au cours des dernières années, on a assisté à l'apparition de certaines souches de pneumocoque qui sont résistantes à un ou plusieurs des antibiotiques fréquemment utilisés. Ce phénomène fait ressortir encore davantage l'importance de la vaccination comme moyen de prévention.
Mécanismes de propagation de l'infection pneumococcique La bactérie se transmet d'une personne à une autre par des contacts personnels qui mettent en cause les sécrétions du nez ou de la gorge, par exemple en partageant des ustensiles ou en embrassant quelqu'un. La plupart des personnes exposées à la bactérie ne deviennent pas malades. Aucun traitement spécial n'est nécessaire après un contact avec une personne infectée par le pneumocoque.
Facteurs de risque de l'infection pneumococcique N'importe qui peut contracter une infection pneumococcique, mais le risque est plus grand pour certains groupes, notamment les enfants de moins de deux ans et les personnes de plus de 65 ans. D'autres personnes considérées à risque plus élevé sont celles dont le système immunitaire est affaibli à cause de médicaments ou de maladies, notamment l'infection au VIH; les personnes souffrant d'anémie falciforme, de diabète ou de maladie grave du coeur, des poumons ou des reins, et toute personne ayant subi une ablation de la rate ou présentant un déficit fonctionnel de cet organe.
Le nouveau vaccin conjugué contre le pneumocoque : Prevenar Le nouveau vaccin conjugué prévient les maladies causées par sept des types les plus répandus de pneumocoques. Il est sûr et efficace. Son taux d'efficacité contre les maladies graves peut être aussi élevé, selon les personnes. Le vaccin est administré par injection. Il ne peut causer l'infection pneumococcique parce qu'il ne contient pas de bactérie vivante. Parmi les effets secondaires, habituellement mineurs et temporaires, on note : rougeur, enflure et sensibilité au point d'injection, et fièvre légère. Les effets secondaires graves, par exemple les réactions allergiques, sont rares. Le vaccin peut être administré aux bébés; c'est d'ailleurs le seul vaccin qui peut prévenir l'infection pneumococcique chez les enfants de moins de deux ans et pour les enfants de moins de cinq ans qui souffrent de maladies qui les exposent à un risque élevé de contracter l'infection pneumococcique.
Réduire les risques Il est recommandé également d'administrer ce vaccin à tous les autres enfants de deux à cinq ans, en particulier ceux qui fréquentent les garderies et les enfants autochtones qui vivent dans des collectivités isolées, à l'exception des enfants qui ont déjà eu une réaction allergique aux autres composants du vaccin.
. Adressez-vous à votre médecin si vous pensez que vos enfants auriez intérêt à recevoir le vaccin conjugué contre le pneumocoque. |
|  L'infection Méningoccocique | C'est la seule forme de méningite bactérienne qui provoque des épidémies. Les souches A,B,C,Y et W135 sont à l'origine de 99 % des cas de méningites cérébro-spinales. Le séro groupe A est à l'origine d'épidémies touchant de centaines de milliers de personnes dans "la ceinture africaine de la méningite" allant de l'Ethiopie jusqu'au Sénégal. En France, en 2000, sur les 497 cas recensés par le Centre National de Référence, 19 % des infections à méningocoques étaient dues au séro groupe C (contre 66 % dues au séro groupe B et 10 % au séro groupe W135). Le taux de létalité est compris entre 5 et 10 % et peut dépasser 50 % en l'absence de traitement. Outre la mortalité associée à cette infection, 15 à 20 % de ceux qui survivent souffrent de séquelles neurologiques.
La bactérie Neisseria meningitidis est une bactérie Gram-négatif. Sa transmission s'effectue par contact direct, notamment avec les gouttelettes qu'émettent les voies respiratoires des sujets infectés (nez, gorge). La période d'incubation est de 2 à 10 jours, souvent 3 à 4 jours.
Tableau clinique
- Syndrome infectieux : apparition brutale de céphalées, avec fièvre, nausées, vomissements.
- Syndrome méningé : raideur de la nuque, photophobie, troubles de la conscience, coma et/ou convulsions.
- Ces symptômes sont moins marqués chez les nouveaux-nés et le nourrisson.
- Les complications les plus fréquentes de la méningite cérébro-spinale sont des atteintes neurologiques, en particulier la surdité bilatérale.
3. Le purpura fulminans
Les infections invasives à Neisseria meningitidis constituent la première cause de mortalité d'origine infectieuse chez l'enfant. Le purpura fulminans est responsable de 30 % des décès dus aux infections méningococciques. En France, le nombre de cas ne semble pas dépasser 500 par an.
Les méningococcies fulminantes ou purpura fulminans sont des septicémies d'évolution rapide, dominées par le choc endotoxinique, aboutissant rapidement à une défaillance hémodynamique et polyviscérale et à la mort en moins de 24 heures. Le tableau clinique est évocateur devant un purpura pétéchial périphérique rapidement extensif (syndrome de Waterhouse-Friderichsen). Le traitement doit être débuté en urgence. Des manifestations plus inhabituelles de l'infection à méningocoque peuvent être observées : arthrites septiques, péricardites, bronchopneumopathies aiguës.
Diagnostic clinique
- Le diagnostic clinique est facilement évoqué devant un patient qui présente un syndrome méningé et devant toute manifestation neurologique associée à de la fièvre.
- Le diagnostic clinique est plus difficile chez le nourrisson qui ne peut se plaindre de céphalées. Plus qu'une raideur de la nuque, on pourra rechercher dans ce cas une hypotonie axiale ainsi que le bombement de la fontanelle antérieure.
Examens complémentaires
La ponction lombaire est la clé du diagnostic. Elle permet de ramener du liquide céphalo rachidien (LCR) dont l'analyse (sa couleur, le nombre de cellules et le type de cellules retrouvées) déterminera l'origine de la méningite.
Dans le cas de méningites bactériennes, le LCR est typiquement trouble avec une cellularité importante à prédominance de polynucléaires neutrophiles, une hypoglycorrachie, une hyperprotéinorachie. La coloration Gram permet dans 60 à 90 % des cas d'identifier la bactérie. Si un couci à Gram positif est mis en évidence, il s'agit d'un pneumocoque. Si un couci à Gram négatif est mis en évidence, il s'agit d'un méningocoque. Il est parfois difficile de mettre en évidence le méningocoque et la Listeria à l'examen direct. La culture et l'antibiogramme permettront d'isoler, d'identifier le germe et de déterminer sa senbilité aux antibiotiques.
Un scanner peut être réalisé en cas de signes neurologiques focaux pouvant faire évoquer un autre diagnostic ou craindre une complication intracrânienne.
Le diagnostic clinique de méningite virale est fortement suspecté lorsque le LCR est clair, stérile, normoglycorachique avec une cellularité classiquement à prédominance lymphocytaire. Dans ce cas, aucune recherche virale n'est effectuée en raison de l'évolution le plus souvent bénigne.
La PCR peut avoir une importance pour améliorer la détection des bactéries dans le LCR ou pour accélérer le diagnostic d'une méningite à Entérovirus. En effet, une PCR à Entérovirus peut être obtenue en 24 heures alors qu'il faut au minimum 48 heures pour avoir les résultats d'une culture.
Le Prevenar est le premier vaccin antipneumococcique destiné à "l'immunisation active des nourrissons et des jeunes enfants, âgés de 2 mois à 2 ans, contre les maladies invasives causées par les séro types 4, 6B, 9V, 18C, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniae. Ce vaccin doit être administré par injection intramusculaire au niveau de la face antérolatérale de la cuisse chez les nourrissons, ou au niveau du muscle deltoïde du bras, chez les jeunes enfants." Schéma vaccinal :
- chez les nourrissons de moins de 6 mois : 3 doses de 0,5 ml, la première dose étant administrée à l'âge de 2 mois, avec une intervalle d'au moins un mois entre les doses. Une 4 ème dose est recommandée au cours de la 2ème année de vie.
- chez les nourrissons de 7 à 11 mois : 2 doses de 0,5 ml chacune avec un intervalle d'au moins un mois entre les doses. Une 3 ème dose est recommandée au cours de la 2ème année de vie.
- chez les enfants âgés de 12 à 23 mois : 2 doses de 0,5 ml chacune, avec un intervalle d'au moins deux mois entre les doses. Une 3 ème dose est recommandée au cours de la 2 ème année de vie.
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